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Reprendre ses études à 30, 40, 50 ou 60 ans : le guide complet pour se lancer

Envie de donner un coup de boost à ton parcours ou de changer complètement de voie ? Reprendre tes études, peu importe ton âge, c’est possible ! Formation à distance, cours du soir, PTP, CPF… Diplomeo fait le point sur toutes les opportunités qui s’offrent à toi.
Mis à jour le / Publié en décembre 2013
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26 % : C’est la proportion de jeunes sortis de l’enseignement supérieur sans diplôme en 2017 qui, dans les six années qui suivent, décrochent une nouvelle certification. Et même parmi les jeunes diplômés, ils sont 11 % à obtenir un nouveau diplôme après leur entrée dans la vie active. Et la cerise sur le gâteau ? Pour 40 % d'entre eux, ce nouveau diplôme correspond à un changement total d'orientation, selon l’enquête Enquête Génération 2010 du Céreq.

Toi aussi, tu fais partie de ces actifs qui, à un moment de leur vie, décident de tout remettre à plat ? Pas parce qu’ils ont raté quelque chose, mais parce qu’à un moment, quelque chose a changé. Un déclic, une lassitude, une envie qui ne lâche plus.

La question n’est donc plus « est-ce que c’est possible de reprendre ses études à 30, 40, 50 ou 60 ans ? ». La réponse, on la connaît. La vraie question, c’est : par où tu commences, toi ? Formation continue, alternance, VAE, CPF, cours du soir… Le chemin existe. On t’aide à le tracer.

Qu’est-ce qu’une formation professionnelle ?

Une formation professionnelle est un cursus qu’il est possible d'effectuer alors que l'on est déjà entré dans le monde de l’entreprise. Plus précisément, il s’agit d’une formation continue, opposée à la formation initiale. Il est possible de les effectuer dans le cadre de son emploi actuel, afin d’évoluer dans son entreprise ou de changer de boîte, ou même à côté de ton job afin de potentiellement pivoter vers une toute nouvelle carrière.

Il existe probablement une formation faite pour toi 💡

La formation pro : un droit pour tous

La formation professionnelle permet donc de reprendre ses études tout en travaillant. En effet, durant leur vie professionnelle, les salariés ont accès à un certain nombre de dispositifs leur permettant d’accéder à un niveau supérieur de qualification, de se perfectionner ou encore de se reconvertir. C’est notamment le cas du CPF (compte personnel de formation), qui permet de débloquer des formations professionnelles dans des instituts dédiés ou des écoles reconnues (écoles de commerce, d’ingénieurs, université, IAE…).

Qu’elle soit financée par ton employeur ou par un organisme privé, la formation professionnelle est un droit qui s’adresse à l’ensemble des salariés au cours de leur carrière. Dans un monde professionnel qui ne cesse d’évoluer, elle s’impose comme un levier d’accès, de maintien, mais également de retour à l’emploi.

La participation des salariés à la formation professionnelle est de plus en plus importante. De nombreuses réformes ont d’ailleurs permis d’adapter l’offre de formation réservée aux adultes aux différentes évolutions économiques et sociales, ainsi qu’aux entreprises.

Des formations pour tous : des salariés aux demandeurs d’emploi

De plus en plus d’universités ou de grandes écoles, comme les écoles de commerce, dispensent des programmes spécifiques pour les salariés. Ils développent ainsi des programmes courts, créent des stages sur mesure pour les entreprises, intègrent les salariés à leurs programmes de formation MBA (Master of Business Administration) ou MS (mastère spécialisé), par exemple.

En 2021, ce sont plus de 102 000 diplômes qui ont été délivrés dans le cadre de la formation continue par les établissements de l'enseignement supérieur public, dont près de 64 000 diplômes nationaux. Parmi eux, masters et licences professionnelles arrivent en tête. Et ce chiffre ne prend même pas en compte les formations dispensées par les écoles privées et les organismes spécialisés, qui absorbent eux aussi une part importante de la demande. La preuve que reprendre des études après avoir travaillé, c'est loin d'être l'exception.

En outre, de nombreuses formations sont conçues spécifiquement les adultes et les professionnels : c’est notamment le cas du Certificat de Qualification Professionnel (CQP). Chaque branche professionnelle dispose de ses propres CQP, adaptés aux besoins des employeurs, et qui attestent de la maîtrise de compétences et de savoir-faire à l’exercice d’un métier.

Ouverts à tous, les MOOC (Massive Open Online Courses) peuvent aussi convenir à de nombreux adultes qui souhaitent approfondir leurs connaissances dans un domaine spécifique. D'ailleurs, les formations à distance ne manquent pas afin de permettre à ces derniers de gérer leur emploi du temps de manière plus flexible. La SNCF a récemment mis en place un MOOC permettant d’obtenir les premières qualifications pour conduire des trains, de quoi t’indiquer si tu as le niveau pour suivre une formation plus poussée.

La formation pro : diplômante ou qualifiante ?

Les formations diplômantes sont différentes des qualifiantes. Elles n’ont en effet pas les mêmes objectifs.

La formation diplômante est, comme son nom l’indique, une formation validée par un titre homologué ou un diplômé délivré par un ministère. Certaines professions ou concours ne sont d’ailleurs accessibles que sous condition de diplôme. Celui-ci peut être valorisé sur ton CV très facilement et te permettre de changer complètement de parcours.

À l’inverse, une formation qualifiante délivre une qualification et un savoir-faire reconnus par un secteur d’activité ou une branche. Toutefois, certaines certifications peuvent être valorisées sur le CV pour te permettre d’avoir une augmentation ou d’améliorer ton employabilité.

Pourquoi reprendre ses études ?

La reprise d’études concerne de nombreux adultes en France chaque année. Mais les causes de cette reprise d’études peuvent être très variées. Certains souhaitent changer de métier, d’autres veulent évoluer et les derniers simplement acquérir de nouvelles compétences pour trouver une activité professionnelle.

Avant de te lancer dans une formation, n’hésite pas à faire un bilan de compétences ou un bilan sur ton parcours, afin de trouver la voie qui est faite pour toi. C’est excellent moyen pour décrocher un métier en accord avec les aptitudes que tu as déjà acquises.

Pour trouver un emploi

Tu peux faire le choix de reprendre tes études pour trouver un emploi, c’est même un excellent moyen de renforcer ton employabilité. Si tu es à la recherche d’un travail, au chômage, sans activité ou que tu n’effectues que des missions d’intérim et de petits CDD, alors reprendre tes études peut être une solution très adaptée pour obtenir des compétences plus recherchées par les recruteurs.

Si tu as directement intégré le monde du travail après ton bac, un diplôme ou une qualification peut te permettre de décrocher de meilleurs postes, mieux payés.

Pour évoluer professionnellement

D’autres font le choix de reprendre leurs études afin d’évoluer professionnellement. Cela peut par exemple être le cas de personnes âgées de 30 à 40 ans qui souhaitent obtenir un poste avec plus de responsabilités.

Si elles ne peuvent pas se faire former en interne par un collègue ou un supérieur, tu peux donc trouver de très belles formations professionnelles dans les organismes spécialisés. D’ailleurs, très souvent, les entreprises aident les salariés dans leurs démarches. Elles peuvent également donner des aides au financement des formations professionnelles. Certains établissements de l'enseignement supérieur proposent par ailleurs des formations spécifiquement dédiées aux professionnels, afin de les aider à monter en compétence, notamment les Masters of Business Administration (MBA) souvent proposés par les écoles de management ou les écoles de commerce. Mais tu trouveras des formations courtes (de 1 à 5 jours).

Si tu souhaites suivre une formation professionnelle sans arrêter de travailler, tu peux opter pour les cours du soir ou pour une formation à distance (par courrier ou en e-learning). Tu pourras ainsi gérer ton emploi du temps et t’organiser comme tu le souhaites. Si tu souhaites ne plus te rendre au travail pendant quelque temps et que ton entreprise est d’accord, alors, tu pourras suivre une formation professionnelle de manière « normale », ou même une formation en alternance (formation professionnelle continue).

Pour changer de métier

Changer de vie, changer d’entreprise, changer de métier. C’est une raison qui revient souvent lorsque l’on demande aux gens les raisons qui les poussent à vouloir reprendre leurs études. La plupart du temps, après plusieurs années à travailler dans la même entreprise, à effectuer les mêmes tâches, les employés prennent la décision de changer totalement de vie. Ainsi, l’on peut voir des cadres de grandes entreprises se lancer dans un projet d’ouverture de restaurant, ou encore des employés qualifiés qui décident de passer les concours de la fonction publique.

« Avant, j’étais chef de projet dans une agence de communication. J’ai décidé de changer de métier à 32 ans, car je me suis rendu compte que je n’aimais plus du tout la communication, un métier dans lequel je ne me sentais pas à ma place et dans lequel j’avais du mal à voir quel pourrait être mon avenir. Lorsque j’ai pris cette décision, j’ai été accompagnée par une coach spécialisée pendant un moment », explique Dahvia, 34 ans, journaliste.

« Avant de changer de métier, j’étais juriste en entreprise, spécialisée dans le droit commercial et droit des contrats. Je ressentais une grande lassitude et je n’avais plus aucun intérêt pour mon métier. J’ai vécu un licenciement économique suite à une liquidation judiciaire en 2012 et depuis, plus aucun poste proposé n’était intéressant. J’avais résolument envie de faire autre chose. Mais finalement, je me rends compte que cette envie était en moi depuis très longtemps », témoigne quant à elle, Olivia, 41 ans, qui définit aujourd’hui sa reconversion comme « la meilleure décision de sa vie ».

Pour acquérir des savoirs

Eh oui, c’est possible. Tu approches déjà de la retraite (ou l’es déjà) et tu as envie d’apprendre de nouvelles choses… Juste pour le plaisir ou parce que le monde évolue et que tu souhaites t’adapter tout simplement.

Dans ce cas, c’est tout net : il n’y a pas de limite d’âge. À 60 ans, ou plus, tu peux donc par exemple, travailler le programme du bac afin de le passer en candidat libre. De même, tu peux retourner sur les bancs de la fac en tant qu’auditeur libre, cette fois. Tu seras avec les étudiants de formation initiale et cela te coûtera entre 40 et 140 euros.

Les différents types de scolarité pour adultes : les études que tu peux suivre après 30 ans

Tu veux du changement ? Ça tombe bien ! De nombreux dispositifs ont été mis en place pour te permettre de rester épanoui dans ta vie professionnelle et après. Ainsi, tu peux trouver une formation adaptée à ton emploi du temps.

Étudier par correspondance sans contrainte

La formation par correspondance séduit un public très large. Étudiants, salariés ou personnes sans emploi, les formations à distance s’adaptent à chaque profil et disposent de nombreux avantages. Elles permettent en effet de se former tout en conservant un emploi, en travaillant à son rythme et sans obligation de déplacement dans un institut de formation.

CNED, CNAM, OpenClassrooms, Distancia, Comptalia… Il existe aujourd’hui de nombreux organismes de formation à distance qui dispensent des diplômes reconnus par l’État et certifiés au RNCP (Répertoire National de la Certification Professionnelle), délivrés par la Fédé ou encore des certifications.

Si toutes les formations ne peuvent pas être suivies à distance, de plus en plus d’écoles élargissent leur panel. Ainsi, par correspondance, tu pourras entamer des études pour décrocher un CAP, un BTS, un DCG, un mastère spécialisé (MS), un titre RNCP ou pour intégrer un bachelor (niveau de sortie bac+3), par exemple.

À noter : certains BTS permettent aux étudiants de plus de 30 ans de venir directement se former en cours, avec les autres élèves, dans un cursus classique. Pour cela, tu ne pourras pas passer par Parcoursup, mais t’inscrire directement en ligne, auprès de l’établissement.

Si le principe de correspondance peut séduire, il faut néanmoins bien être conscient qu’il n’est pas adapté à tout le monde. Cela demande en effet beaucoup de rigueur, d’organisation et une grande motivation.

En recevant les cours chez toi, par voie postale ou par e-learning, tu pourras décider de travailler quand tu le souhaites. Des professeurs restent disponibles et tu peux généralement les joindre par mail, par téléphone ou en visioconférence (Teams, Zoom…). Selon les matières, différents types d’exercices ou de devoirs te seront proposés ainsi qu’une correction individualisée.

Attention : les prix varient en fonction des centres de formation. Renseigne-toi bien sur les droits d’inscription et la manière de la payer (paiement différé, CPF, en plusieurs fois).

Retrouver les bancs de l’école en cours du soir

Pour apprendre un nouveau métier, acquérir de nouvelles compétences ou se remettre à niveau, les cours du soir proposent aux adultes, salariés ou non, de suivre une formation qui les préparera à un diplôme. Ces cours ont lieu en fin de journée, généralement à partir de 19 h.

Il est généralement possible de suivre ces cours à l'université, avec des frais de scolarité maîtrisés. Il existe également des organismes de référence comme l’AFPA (Association nationale pour la Formation Professionnelle des Adultes) qui proposent de nombreuses formations qualifiantes, mais également des conseils en transition professionnelle.

Des personnes sans emploi depuis un certain temps peuvent se voir proposer ce type de formation par France Travail afin de se remettre à niveau et faciliter leur réinsertion sur le marché du travail.

Il existe de nombreuses formations en cours du soir. Parmi elles :

  • Les formations en restauration
  • Les formations en musique
  • Les formations en finance
  • Les formations en vente
  • Les formations en art
  • Les formations en comptabilité
  • Les formations en informatique
  • Etc.
Trouve la formation faite pour toi !

Les cours pour adultes des mairies en France

Tu ne le sais peut-être pas, mais la mairie de ta ville propose certainement des formations courtes et parfois certifiantes, en ligne ou en présentiel. Pour cela, n’hésite pas à te connecter sur le site de ta ville pour voir si ces cursus sont proposés. L’avantage ? Ils sont compatibles avec un travail salarié. Tu auras généralement cours le soir ou le week-end. Il faut toutefois être prêt à prendre du temps pour se former.

Ces cursus ne proposent pas de diplômes, mais permettent, pour certains, de se préparer aux épreuves de CAP ou du DCG (diplôme de comptabilité et de gestion). C’est notamment le cas de la mairie de Paris. En général, il faut compter entre 100€ et 300€ pour chaque cours qui dure entre 15 et 60 heures par semestre. Toutefois, il est possible de bénéficier d’aides financières et de réduire la facture.

Retrouver le plaisir d’apprendre grâce au PTP

Le Projet de Transition Professionnelle (ex-CIF : Congé individuel de Formation) permet à tout salarié au cours de sa vie professionnelle de profiter d’un congé lui permettant d’acquérir une nouvelle qualification ou de préparer un diplôme.

Le salarié peut ainsi s’absenter de son poste afin d’effectuer une formation pour se qualifier, connaître une évolution professionnelle ou se reconvertir. Cette période de formation doit être acceptée par l’employeur, mais n’est pas financée par l’entreprise.

Valider ses acquis par la VAE

Ton projet de formation peut se faire via la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) qui permet de valider tout, ou une partie, d’une certification grâce à une expérience professionnelle salariée, non-salariée, bénévole ou volontaire. La VAE est accessible à n’importe quel âge, pour peu que la personne puisse justifier d’au moins trois années d’expérience dans son domaine.

Il s’agit d’un entretien oral où le candidat fait état de ses compétences et connaissances devant un jury. Si ce dernier juge qu’elles équivalent au niveau d’un étudiant en formation initiale prêt à obtenir son diplôme, il valide les acquis. Il peut également ne valider que partiellement les acquis ou encore ne pas les valider du tout.

La VAE peut être un diplôme, un titre ou encore un certificat de qualification professionnelle. De nombreuses écoles – ou l’université - proposent actuellement de décrocher leur diplôme via la validation des acquis. Il est donc possible d’obtenir un BTS, mais il faut avant tout adresser un dossier au DAVA (Dispositif Académique de Validation des Acquis).

Quid des plateformes de cours en ligne ?

Tu en as peut-être entendu parler, mais les plateformes de cours en ligne se sont développées ces dernières années. Coursera, Udemy… Attention à bien les choisir, car elles ne proposent pas toutes le même contenu. La première a l’avantage d’offrir des formations certifiantes, voire diplômantes, moyennant plusieurs centaines d’euros. La seconde, elle, permet de se former à n’importe quelle thématique contre une poignée d’euros. Toutefois, tu n’auras pas de certifications. Tu pourras tout de même valoriser ces compétences sur ton CV !

Tu ne le sais peut-être pas, mais les universités ont-elles aussi mis en place des plateformes pour obtenir une certification, voire un diplôme, dans des thématiques bien précises. Harvard, Princeton, Stanford, le MIT… Les plus grandes institutions américaines proposent d’avoir un certificat dans des thématiques comme l’intelligence artificielle, les statistiques ou l’écologie contre 400 à 600 euros. En France, quelques écoles de commerce s’y sont également mis, à l’image d’Audencia qui forme les salariés au développement durable.

Comment financer sa reprise d’études ?

Le financement de la formation professionnelle est l’une des préoccupations les plus courantes des adultes intéressés par la reprise d’études. Pourtant, il existe de nombreux moyens pour financer sa formation, quel que soit son statut !

La formation financée par CPF

Le compte personnel de formation (CPF) remplace, depuis 2015, le Droit individuel de Formation (DIF). Ce compte personnel est alimenté en euros (et non plus en heures de formation, comme c’était le cas avec le DIF).

Il est utilisable par tous les salariés, tout au long de leur vie active, pour suivre une formation qualifiante

Il contient toutes les heures de formation qui ont été acquises par le salarié au cours de sa vie active et jusqu’à son départ à la retraite. Attention : depuis 2024, une participation forfaitaire obligatoire est à régler de ta poche pour mobiliser ton CPF (sauf si tu es demandeur d'emploi ou si ton employeur cofinance la formation) : 103,20 €. Ce reste à charge, appelé ticket modérateur, est automatiquement intégré au coût de ta formation sur la plateforme Mon Compte Formation.

Il recense également les différentes offres de formations dont le salarié peut bénéficier : qu’elles soient qualifiantes (diplôme ou titre professionnel), qu’elles lui permettent d’acquérir des connaissances de base, ou d’obtenir un accompagnement pour une validation des acquis de l’expérience (VAE)…

Découvre des cursus éligibles à ton CPF et correspondant à ton projet 👇

Le Projet de Transition Professionnelle (PTP, ex CIF)

Pour bénéficier du PTP, tu dois formuler une demande auprès de l'association Transitions Pro de ta région (qui a remplacé les anciens Fongécif). Le salarié bénéficie ainsi d'une prise en charge d'au moins 80 % de sa rémunération et d'une prise en charge partielle des frais de formation.

Pour pouvoir bénéficier d’un congé de formation, il est nécessaire de justifier d’une activité d’au moins deux ans, dont un an dans l’entreprise actuelle. Les salariés disposeront d’un an pour préparer un diplôme comme un BTS ou un Master, à l’issue duquel ils réintégreront l’entreprise.

Le Fonds National d’Aide d’Urgence pour aider au financement

Trop âgé pour bénéficier d’une bourse ou d’aides financières pour étudiants en formation initiale ? Il te reste le FNAU. Aide financière accordée aux étudiants, le Fonds National d’Aide d’Urgence s’adresse aux personnes de moins de 35 ans (sauf en cas de situation de handicap reconnue) dont les ressources sont inférieures au plafond prévu par le barème d’attribution des bourses.

Elle peut prendre la forme d’une aide ponctuelle ou d’une aide annuelle, versée sur 9 mois. La demande devra se faire auprès du Crous. Il est possible de bénéficier d’une aide d’urgence annuelle ou bien d’une aide d’urgence ponctuelle.

France Travail et les régions

Avant de débuter tes démarches de demande de formation, n’hésite pas à consulter ton conseiller France Travail (ex-Pôle Emploi). Il pourra t’aider à valider ton dossier de formation. En effet, une récente étude a démontré l’importance de la formation en matière de retour à l’emploi : 50,8 % des chômeurs ayant suivi une formation prescrite par France Travail ont retrouvé un emploi au cours des six mois suivants.

Dans certains cas, tu peux également faire des demandes de prise en charge des frais de formation auprès d’autres structures : le Conseil Régional, le Conseil Général, la Mairie…

Le financement personnel

Les salariés ne disposant pas d’assez d’euros au titre du CPF ou ne souhaitant pas avoir recourt à un Projet de Transition Professionnelle peuvent également financer leur formation seuls.

Dans ce cas, ils ne sont pas obligés d’en faire part à leur employeur, si celle-ci s’effectue en dehors du temps de travail. Pour ce genre de formation, les cours du soir sont particulièrement adaptés.

Reprendre ses études : comment faire malgré l’âge ?

Chaque année, il arrive de retrouver des bacheliers qui viennent d’obtenir ce diplôme après 80 ans. Il n’y a pas d’âge pour reprendre ses études !

Sans le bac

Si la réussite à l’examen du baccalauréat est généralement un passage obligé pour accéder à l’enseignement supérieur, certains établissements acceptent les non-bacheliers. Il est alors possible d’intégrer des cycles courts comme un BTS ou de faire valoir une expérience professionnelle.

Attention tout de même, car ce n’est pas la voie la plus simple. L’une des alternatives sera d’intégrer une formation diplômante qui permet également de se présenter comme candidat libre à l’examen du baccalauréat.

Tu n'as pas le bac ? 💡

Tu peux quand même te former !

À 30 ans

Tu es entré assez tôt sur le marché du travail, mais aujourd'hui, quelque chose cloche : ce boulot qui devait être temporaire est devenu ton quotidien depuis des années et l'envie d'ailleurs se fait de plus en plus pressante.

Bonne nouvelle : 30 ans, c'est l'âge idéal pour reprendre des études. Tu as déjà une expérience professionnelle qui peut valoriser ton dossier, tu as la capacité de financer une partie de ta formation via le CPF et ton profil intéresse les écoles qui recherchent des profils matures. Écoles de commerce, formations au numérique, BTS en alternance, licences pro à l'université… Les portes sont grandes ouvertes.

Tu ne sais pas encore quelle formation choisir ? 🤔

Et si en plus de l'envie d'ailleurs, il y a une petite voix dans ta tête qui te dit que ton métier ne va pas survivre aux dix prochaines années tel quel ? Tu n'es pas le seul. Comptable, assistant juridique, chargé de communication, gestionnaire de paie, conseiller clientèle… Autant de métiers qui voient l'IA grignoter leurs tâches les unes après les autres. Ce n'est pas une raison de paniquer : c'est une raison d'anticiper. À 30 ans, tu as exactement le bon timing pour pivoter avant que la question ne se pose plus. Te former au numérique, à la data, au management de projets tech, ou même simplement dans un secteur moins exposé à l'automatisation : c'est maintenant que ça se joue, pas dans cinq ans !

L’alternance après 30 ans : c’est possible, mais ça dépend du contrat

Deux dispositifs existent, et ils n’ont pas les mêmes règles :

Le contrat d’apprentissage est en principe limité à 29 ans révolus. Mais des dérogations permettent d’aller jusqu’à 35 ans révolus dans ces situations précises : tu prépares un diplôme de niveau supérieur à celui que tu détiens déjà, ton précédent contrat a été rompu pour des raisons indépendantes de ta volonté, tu es travailleur en situation de handicap (sans limite d’âge), ou tu es sportif de haut niveau.

Le contrat de professionnalisation, lui, n’a pas de limite d’âge. Il est accessible à tout demandeur d’emploi de 26 ans et plus, ainsi qu’aux bénéficiaires de certains minima sociaux (RSA, AAH…). À 30, 40 ou même 50 ans, tu peux donc te former en alternance, être rémunéré au minimum au SMIC, et faire financer ta formation par ton OPCO.

À 40 ans

Quinze ans dans le même secteur et l’impression que tu pourrais faire ton travail les yeux fermés ? Ce n’est pas vraiment le signe que tu t’épanouies. À 40 ans, la reconversion professionnelle n’est plus une exception : c’est une trajectoire de plus en plus courante, soutenue par des dispositifs solides comme le PTP ou le CPF.

L’avantage à cet âge ? Tu sais exactement ce que tu ne veux plus. Ce qui t’aide à aller chercher ce que tu veux vraiment. Bilan de compétences, VAE, formation courte ou longue : les options existent, encore faut-il les identifier.

Tu veux faire le point sur les formations qui correspondent à ton profil ? 🎯

À 50 ans

« Il est trop tard »… peut-on penser à 50 ans. C’est faux. À cet âge, tu cumules plusieurs années d'expérience professionnelle qui peut être valorisée par la VAE et parfois sans avoir à reprendre une formation complète. Et si tu veux quand même te former, les dispositifs comme le PTP ou le CPF s’appliquent à toi exactement comme à n’importe quel autre salarié.

Les formations qualifiantes courtes (quelques semaines à quelques mois) peuvent suffire à t'ouvrir de nouvelles portes, que ce soit pour changer de poste, monter en compétences ou entamer une vraie reconversion.

À 60 ans

L'idée de la retraite se rapproche, mais toi tu n'as pas encore dit ton dernier mot, ou alors tu veux justement profiter de ce nouveau chapitre pour apprendre quelque chose que tu n'as jamais eu le temps de creuser.

Bonne nouvelle : il n'y a absolument aucune limite d'âge pour reprendre des études. Les universités et plusieurs écoles reconnues acceptent les auditeurs libres (des forfaits payants existent pour un seul cours, une matière, un semestre ou toute une année), les formations par correspondance s'adaptent à ton rythme, et certaines mairies proposent des cours certifiants accessibles à tous. L'apprentissage n'a pas de date d'expiration !

Le bilan de compétences : le point de départ souvent oublié

Avant de foncer tête baissée dans une formation, il y a une étape que beaucoup regrettent d'avoir sautée : le bilan de compétences. Concrètement, il s'agit d'un accompagnement de plusieurs heures (entre 10 et 24h maximum, réparties sur quelques semaines) avec un consultant spécialisé, qui t'aide à faire le point sur tes compétences, ta personnalité, tes envies professionnelles et les voies qui s'offrent à toi.

Tu ne sais pas encore dans quelle direction aller ? 🤔

Résultat : un document de synthèse que tu gardes pour toi et une idée bien plus claire de la direction à prendre. Bonne nouvelle financière : le bilan de compétences est intégralement finançable par le CPF (en vérifiant l'organisme certifié sur Mon Compte Formation). Côté délai, compte entre 1 et 3 mois du début à la fin.

 

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